Archive for the ‘Webmarketing’ Category

Communication sur Internet : les meilleurs dispositifs de 2008 !

Mardi, décembre 16th, 2008

Le festival de Méribel a décerné le samedi 13 décembre 2008 les Cyber Cristal 2008 qui récompensent les dispositifs de communication en ligne de l’année.

Les grands gagnants sont :

  • Orange pour le mini-site Chabal-le-duel.com : une campagne de Buzz très ludique réalisée par l’agence Buzzman dont l’objectif principal était de constituer une base de donnée de prospects.
  • Fauchon pour son nouveau site de e-commerce : un site entièrement réalisé en Flash alliant à la fois les aspects visuel et technique.
  • L’agence d’emploi allemande jobsintown.de pour sa vidéo “screensaver” : on y découvre le mal-être d’une personne ne faisant pas le travail qui lui convient. Réalisée par l’agence allemande Scholz & Friends, cette publicité a reçu plusieurs récompenses internationnales, notamment un Lion de bronze au festival de publicté de Cannes. Cette vidéo  est visible en suivant le lien : screensaver pour jobsintown et en cliquant sur “preview”

Pour plus d’informations, rendez-vous directement sur le site du festival Méribel ou sur le site Journal du net rubrique e-publicité

Google, Yahoo, MSN, la bataille des moteurs de recherche.

Samedi, février 17th, 2007

GoogleyahoomsnlogosLes principaux moteurs de recherche se livrent une bataille féroce pour s’associer à votre navigateur et devenir ainsi votre “moteur de recherche par défaut”. La raison ? 30% des requêtes moteurs proviennent du moteur par défaut des internautes.

Quand on parle de publicité sur Internet, comment ne pas parler des moteurs de recherche…? L’étude de la publicité dans les moteurs de recherche a même un nom : le SEM pour Search Engine Marketing, et les liens sponsorisés, qui se monétisent très bien sont l’unique source de revenu des moteurs (99% des revenus de Google).

Dès lors, le grand challenge pour les moteurs de recherche est de compter un nombre toujours croissant d’utilisateurs, qui vont générer un maximum de requêtes, sur lesquelles figureront les liens sponsorisés. Vous n’imaginez pas tous ce que les moteurs sont capables de faire pour que vous les utilisiez…

La question est donc de savoir comment les internautes font pour faire des requêtes? Evidemment, vous connaissez la réponse : en allant sur le site bien sûr! Et bien ce n’est pas tout.

Depuis quelques temps, Internet Explorer 7 est arrivé et compte une nouvelle fonctionnalité : il dispose d’une petite search box en haut à droite dans laquelle est inscrit le nom d’un moteur de recherche; il s’agit de votre moteur de recherche par défaut. Quelle importance allez-vous dire? Une très grande importance! En effet, c’est un tiers du nombre total des requêtes effectuées par les internautes qui sont faites via le moteur de recherche par défaut. Celui-ci agit quand l’internaute entre un mot dans la search box ou quand il tappe un mot (ou une URL invalide ce qui est très fréquent) dans la barre d’adresse. Ce nombre représentant une quantité gigantesque de requêtes monétisables, les grands moteurs de recherche font tout pour être votre moteur de recherche par défaut.

Et dans cette bataille tous les coups sont permis. Tous les prétextes sont bons pour vous proposer, de manière pas toujours honnête, de modifier vos paramètres de recherche par défaut. Par exemple, vous téléchargez une barre d’outils, vous l’installez, vous faîtes ok plusieurs fois sans trop regarder comme à chaque fois que l’on installe quelque chose et hop vous avez deux petites cases cochées par défaut disant de faire du site www.gougeul.com votre page d’accueil et du moteur éponyme, votre moteur de recherche par défaut. Et hop, ni vu ni connu, le site en question vient de faire de vous un nouvel utilisateur.

Bien sûr, il est possible de revenir à son ancien moteur de recherche par défaut, mais de deux choses l’une : beaucoup de gens ne savent pas comment faire et d’autre part, appliquée à des millions d’utilisateurs la manoeuvre va doper les statistiques et les gains du moteur en question.

Il faut savoir que tous les grands moteurs de recherche utilisent ces techniques pour faire de vous un nouvel utilisateur, tous les téléchargements en sont le prétexte.

La pratique devient même très vicieuse chez un moteur de recherche dominant (que je ne citerai pas). Lorsqu’il est votre moteur de recherche pas défaut et que vous voulez changer (volontairement ou involontairement) votre moteur de recherche par défaut, un message d’alerte apparaît vous indiquant qu’un autre moteur tente de réinitialiser vos paramètres de recherche. Le message est écrit de telle sorte que presque tous les internautes pensent que c’est une alerte de sécurité et qu’ils courent un risque s’ils laissent faire. Donc vous pensez avoir été protégé et gardez votre moteur par défaut initial. Très pervers!

L’Autosearch (désigne l’utilisation du moteur de recherche soit dans la barre d’adresse ou dans la search box d’IE7) est un sujet pris très au sérieux et est l’objet d’attention particulières, surtout depuis l’arrivée d’Internet Explorer 7.

1er Forum e-marketing

Jeudi, janvier 11th, 2007

Cela manquait encore au domaine, c’est maintenant fait! Le premier
forum e-marketing va avoir lieu les 12 et 13 février à la Cité des
Sciences à Paris. Au menu ePub, eMarketing, nouveaux médias IP, avec
comme problématique majeure “comment mieux investir en ligne?”.

Pour tout les web addicts c’est l’occasion de venir écouter mais
aussi rencontrer les grands du secteurs qui sont tous partenaires :
MSN, Yahoo!, Google mais aussi Netbooster, Paypal et autres lastminute.

Non seulement c’est gratuit et ouvert à tous publics, mais en plus
les participants repartiront avec l’Annuaire E-Business n°15 (les 4000
prestataires français du e-business); si c’est pas beau ça?!

N’hésitez pas à cliquer sur l’image à droite ou ci-dessous pour connaitre la liste des conférences et vous inscrire.

Les liens qualifiés chez Accoona

Samedi, novembre 25th, 2006

Accoona Sur mon autre blog (Buzz du Net) j’ai mis à l’honneur il y a quelques jours le moteur de recherche européen Accoona. Je souhaite aujourd’hui étudier icil’innovation qui est apportée par Accoona au point de vue publicitaire : les liens qualifiés.

De quoi s’agit-il? Avec les liens qualifiés “l’annonceur paie pour être mis en relation avec un contact qualifié, c’est-à-dire un internaute susceptible d’acheter et qui accepte de communiquer se coordonnées”, selon Eckhard Pfeiffer, président du conseil d’administration d’Accoona.

La questoin est de savoir comment, ou plutôt à quel prix Accoona peut-il valoriser ses liens quelifiés? Toujours d’après la même personne, le prix de ses liens va coûter jusqu’à 200 fois celui des liens sponsorisés ! En comptant 0,15€ pour un mot peu recherché et jusqu’à 1,70€ pour un mot très demandé (tel que “ADSL”) nous arrivons à une fourchette de 30 à 340€ pour un lien qualifié!!! Un peu exagéré non?! Surtout que lien qualifié n’est synonyme pour autant de client recruté, mais simplement d’un internaute ayant accepté de donner son nom, son e-mail et d’être contacté par l’annonceur. On peut évidement imaginer qu’il se trouve dans une phase active de prospection, mais il n’est pas prêt à devenir client.

En conclusion, les liens qualifiés sont qualitativement supérieurs aux liens sponsorisés classiques, mais leur valorisation annoncée par Acconna semble excessive.

NB : Le coût d’acquisition par client, selon les domaines peut être très conséquent par rapport à l’ARPU (Average Revenue Per User). Par exemple chez les FAI, le champion est Free avec seulement 40,90€ par abonné contre 221,90€ chez Neuf. Pas de quoi se payer beaucoup de liens qualifiés… !

Et les sémiors ?

Lundi, novembre 13th, 2006

Je continue un peu sur le thème de la mémorisation en étudiant un peu la classe des seniors. Les plus de 60 ans représentaient 10% en 2000 mais seront à 21% de la population mondiale en 2050. Or ce marché si convoité car en moyenne disposant d’un revenu confortable, ne réagit pas pareil que le reste de la population face aux messages publicitaires. Vieillissement cognitif, baisse des performances mémorielles et faux souvenirs sont autant d’éléments à prendre en compte lorsque l’on souhaite communiquer vers un public âgé.

Testé par Olivier Droulers, Maître de conférence à l’Université de Rennes, un groupe de personnes âgées a commis une moyenne de 34,5% de fausses reconnaissances lors d’une expérience non conscient de mémorisation (ils ne savent pas que les publicités sont le but du test). Cette étude met en exergue le fait que très souvent les seniors, suite à une exposition publicitaires ne se souvient pas de la marque dans le meilleur des cas, mais pire attribuent la publicité à une marque concurrente. Autrement dit, le tiers des dépenses de communication ciblant les seniors n’a aucun retour ou fait de la pub pour le concurrent !

Ces éléments doivent être pris en compte par les créatifs, chefs de pub, ou média planners afin, d’une part, d’augmenter la pression publicitaire mais aussi de réviser la copy stratégie en donnant à la marque une identité spécifique et facilement reconnaissable pour un public âgé.

Mémorisation non consciente des publicités, les apports du neuromarketing.

Dimanche, octobre 22nd, 2006

  Lorsque l’on parle des critères de réussite d’une campagne de publicité en ligne, le premier critère spontanément cité et évidement le taux de clic.Indiquant le nombre de personnes ayant cliqué sur la bannière (ou autre format) par rapport au nombre d’apparition de celle-ci, c’est un indicateur comportemental trouvant très vite ses limites.

En effet, celui-ci ne tient pas compte de toutes les autres interactions possibles entre l’individu et la publicité : une bannière peut être vue mais non cliquée, vue de manière inconsciente, pas vue du tout, ou encore généré une activité de non-clic (part encore faible des publicités en ligne). C’est le deuxième cas qui nous intéresse ici, c’est-à-dire quand un internaute mémorise de manière inconsciente une publicité.

        Plus de la moitié de la population française est maintenant connectée à Internet et avec l’uniformisation des formats et des emplacements publicitaires sur les pages Web, on avance de plus en plus souvent que les internautes, devenant de plus en plus aguerris, apprennent à lire les pages en évitant les zones publicitaires ; c’est l’effet « banner blindness », mis en évidence par les méthodes d’eye tracking.

Que se passe-t-il lorsqu’un internaute est face à une page contenant une bannière à laquelle il ne fait pas attention et qu’il ne se souvient même pas avoir vue ?

Une étude a été menée par M. Arnaud Pêtre de l’Unité de Marketing de L’Université catholique de Louvain sur les traces inconscientes laissées par une bannière publicitaire et mesurées par un test implicite de mémoire. Tout le protocole expérimental est disponible dans le Revue Française du Marketing n°201.

L’efficacité et la mémorisation publicitaire sont aujourd’hui mesurées par des tests explicites de mémoire de type Day After Recall ou Starch visant à évaluer à posteriori des variables quantifiables (reconnaissance, agrément, attribution, notoriété, rappel). Les tests implicites, eux, ne nécessitent pas forcément un souvenir conscient, mais sont basés sur l’effet de facilitation (ou amorçage) de ce qui a été mémorisé inconsciemment. C’est la mesure de cette facilitation qui constitue le test implicite. Dans le cas d’une bannière, le test implicite va consister à la dégrader en plusieurs niveaux différents de dégradation jusqu’à le rendre quasi méconnaissable, et de voir à quelle niveau elle est en moyenne reconnu (ou attribuée à un marque, un secteur) par des internautes ayant vu la bannière inconsciemment un nombre différent de fois.

        Les résultats permettent d’avancer que le test implicite d’identification est sensible à la pression publicitaire. Plus un sujet a été exposé à la bannière, plus il la reconnaît facilement alors qu’il ne se souvient pas l’avoir vue. En d’autres termes, même lorsque nous n’y faisons pas attention les publicités sont inconsciemment mémorisées par notre cerveau et nous reconnaissons le message et la marque d’autant plus facilement que nous avons été exposés au message.

L’auteur démontre donc “qu’une partie de l’exposition publicitaire est uniquement mémorisée en mémoire implicite et  que l’efficacité d’une campagne mesurée par les seuls tests classiques de la mémoire est largement sous-estimée”.

Tout ceci pour arriver à la conclusion suivante : la mesure de l’efficacité d’une campagne ne se limite donc pas, répétons-le une fois de plus au taux de clic.

PS: on peut cependant débattre sur l’aspect éthique de ces recherches, surtout quand il s’agit de publics jeunes, dans la mesure où l’on tend à diriger le comportement d’achat de manière inconsciente.

Pourquoi ce blog ?

Samedi, octobre 21st, 2006

Bonjour,

Premier billet visant à expliquer le pourquoi de ce blog :

Avec 150 millions d’euros investis en septembre 2006, la publicité en ligne se porte très bien avec une hausse de 34,6% par rapport à septembre 2005(source: JDN). En apparence tout va bien sur la planète Web. Ce qui ne progresse pas en revanche c’est la satisfaction des annonceurs. Si pour les early adopters une campagne en ligne ne fait pas peur, se budgète, et permet d’atteindre des objectifs quantifiables et prédéfinis, pour beaucoup d’autres elle est synonyme d’arrachage de cheveux, déceptions et … perte d’argent.

Internet regorge d’informations sur les stratégies à adopter pour réussir une campagne en ligne, mais celles visant à aider les annonceurs à mesurer à l’avance le ROI d’une campagne en fonction de leurs objectifs sont beaucoup plus rares.

Pendant longtemps, un taux de clic élevé a été l’indicateur unique de réussite d’une campagne Web ; aujourd’hui il ne veut presque plus rien dire (même si l’amalgame est encore tenace dans l’esprit des annonceurs). Fin 2002, l’IAB annonçait la « naissance du GRP Internet », en 2006 cet indice de pression publicitaire ne s’est pas vraiment généraliser et peu de régies s’en servent pour valoriser leurs campagnes sur Internet.

Mesurer l’efficacité d’une campagne de publicité sur Internet implique de prendre en compte toutes les interactions possibles (conscientes, inconscientes, actives et passives) entre l’internaute et la bannière, le temps souvent très court de son apparition à l’écran.

A la recherche d’un modèle permettant de mesurer l’efficacité véritable et globale d’une campagne de publicité sur Internet…